lundi 10 novembre 2008
Election Day sur Union Square (Seb)
Voici un petit montage de séquences filmées avec mon appareil photo le 4 novembre dernier du coté de Union Square, quelques minutes après l'annonce officielle du résultat de l'élection présidentielle par les médias américains. Je traînais mes guêtres en centre ville en attendant que Marie termine son dernier cours du soir à l'Alliance Française, tout curieux que j'étais de tâter l'ambiance à quelques heures du dénouement tant attendu. La place était quasiment déserte lorsque je suis arrivé vers 19h50, puis petit à petit, les cris de joie, les klaxons... bref, le soulagement.
.
samedi 8 novembre 2008
Parce que des images valent mieux que de longs discours...
... une grosse mise à jour de l'album photo a été réalisée rien que pour vous !
- Gold Country: Notre virée du week-end dernier dans le pays des chercheurs d'or. C'était aussi notre première tentative de camping, qui a coïncidé avec la première vraie période de pluie (plusieurs jours d'affilée) que nous ayons connue depuis notre arrivée. Pour la tente, on n'a pas essayé, mais oui, la voiture est bien étanche.
- Half Moon Bay Pumpkin Festival: A l'approche d'Halloween, grande fête familiale dans la capitale mondiale autoproclamée de la citrouille. A ne pas rater, un reportage étonnant sur les concours de manger de tarte à la citrouille (sans les mains bien sur).
- Fleet Week Parade: Quoi, le prix du pétrole et l'épuisement des réserves énergétiques ? Les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique, et alors ? Une crise financière sans précèdent, vous dites ? Allez, on oublie tout ça et on va voir les Blue Angels pour un show aérien pas du tout dans l'air du temps, mais virile et décomplexé ("décontrasté", même).
- Twin Peaks: Promenade dominicale pour accéder à l'une des vues les plus impressionnantes de San Francisco et de la Bay Area. Futurs visiteurs, vous n'y couperez pas !
- Half Moon Bay: Première visite de cette station balnéaire aux plages sauvages classées Parc d'Etat. Comme la plupart du temps, le brouillard était au rendez-vous sur le littoral Pacifique ce jour-là. Et les citrouilles étaient déjà de sortie, 15 jours avant le fameux festival.
- Treasure Island Festival: Voir l'article précédent, spécialement consacré a ce grand rendez-vous musical de la rentrée.
- Autour du Golden Gate Bridge: Le fameux pont vu sous toutes les coutures au cours d'une balade en vélo d'une vingtaine de miles.
- Sonoma et le Jack London State Historic Park: Week-end de Labor Day dans le Wine Country et balade dans l'immense propriété acquise par l'écrivain afin d'y expérimenter de nouvelles techniques agronomiques et de construire une immense maison de bois et de pierre (qui a pris feu juste avant la fin de sa construction).
- Golden Gate Park: sortie vélo dans le plus grand parc de la ville, à la découverte de ses moulins à vent, de ses buffles, de son conservatoire des fleurs, et de son Japanese Tea Garden.
- Montara: Deuxième randonnée en compagnie de Gail et Craig dans les (petites) montagnes bordant l'Océan Pacifique au sud de San Francisco, sous un soleil de plomb. Heureusement, une petite caverne nous a procuré un peu d'ombre pour le pique-nique. Et nous avons bien pris soin de prendre des photos, donc cette fois je n'ai pas besoin de sortir mon stylo 4 couleurs.
jeudi 9 octobre 2008
Quelques joyaux de L'Ile au Trésor (Seb)
Parfois, dans la vie, il faut voir la vérité en face et accepter de faire certains constats, aussi désagréables soient-ils: le retard s'accumule inexorablement dans l'avancement de ce blog, on n'arrive plus à gérer la boutique. C'est pas de notre faute, il faut admettre que, comme se plaît à le dire notre cher colocataire, la Californie est vraiment un immense terrain de jeux pour les grands enfants de notre espèce. J'abandonne donc désormais officiellement tout objectif d'exhaustivité dans ce récit de nos 'aventures' (n'ayons pas peur des mots), ceci afin d'éviter les messages d'une longueur que la raison ne saurait justifier.
J'ai donc choisi aujourd'hui de vous parler du Treasure Island Festival, l'un des plus gros évènements musicaux de l'année dans notre belle cité, du moins en ce qui concerne les musiques alternatives et le rock indépendant. Car tous les styles ont successivement été à l'honneur ces deux derniers mois, de l'opéra à la musique électronique (avec la gigantesque Love Parade le week-end dernier), en passant par le jazz, le blues, la variétoche et le blue grass (cette sorte de country rapide et sautillante... enfin je crois).
Ce festival, donc, avait lieu sur "L'Ile au Trésor", construite en 1936-37 à l'occasion de l'expo universelle de San Francisco, et qui est demeurée un site préférentiel d'accueil pour grands évènements en tous genres. Au programme de ce festival: 2 jours de musique avec une vingtaine de groupes, et, entre autres, des stands associatifs, des ateliers de maquillage et de coiffure, et des vendeurs de fripes et d'objets vintage. De quel genre ? Par exemple des badges à l'effigie des héros de La Fête à la Maison, pour les nostalgiques qui se souviendraient vaguement de cette série télé qui passait dans Giga, sur Antenne 2, et qu'on regardait à l'heure du goûter, en rentrant du collège.
Nous n'avons assisté qu'à une seule journée des festivités, mais nous avons particulièrement apprécie un certain nombre de groupes qui justifient un petit résumé et quelques liens 'myspace' (je sais que cela pourra en intéresser certains). Pour trouver les morceaux en écoute gratuite et illimitée, rendez-vous sur http://www.deezer.com.
- Port O'Brien, groupe local (Oakland)
http://www.portobrien.com/
http://www.myspace.com/portobrien
A écouter: I woke up today, Stuck on a boat, Fisherman's son (la voix est juste parfaite pour le morceau), Don't take my advice.
Un groupe inspiré par la mer, la solitude et le désespoir des pêcheurs en Alaska (ben oui faut les comprendre, il fait froid, y'a personne et ils sont gouvernés par Sarah Palin). Ca commence souvent par un thème acoustique, et puis ça monte en puissance vers un style plus pêchu; excellente présence scénique, en tournée européenne et bientôt en France a Paris et… Le Havre ???
- The Dodos (San Francisco)
http://dodosmusic.net/
http://www.myspace.com/thedodos
LA première grosse claque musicale que j'ai prise en arrivant en Californie, j'avais jamais entendu un truc pareil. Je pensais que ce n'était pas connu en France, et puis Caro m'a dit avoir vaguement entendu ça dans un bar branchouille de Biarritz… Deux gars, l'un à la guitare et au chant, l'autre à la batterie, cette dernière étant l'instrument central de tous les morceaux. Amateurs de percussions, ce groupe mérite au moins quelques minutes d'attention. Prudence, l'écoute prolongée de leur album 'Visiter' peut générer des effets indésirables susceptibles de vous faire rater votre arrêt de train/bus ou de vous faire tapoter en rythme sur la première surface qui se présente a vous (table, bureau, collègue de travail…) Les incontournables de ce groupe au son si San Franciscain: Walk et Red and Purple (a écouter dans cet ordre), Fools, et l'excellent Winter (soyez généreux sur le volume !)
- Fleet Foxes (Seattle):
http://www.myspace.com/fleetfoxes
Au premier abord, ces gars paraissent un peu prétentieux: les balances prennent un temps pas possible pour le moindre dixième de seconde de réverbération en trop ou en moins; et puis quand le show commence, on comprend mieux; on est dehors, il y a pas mal de vent, et pourtant le son est proche de la perfection. Les harmonies vocales vous soulèvent, puis les mélodies envoûtantes finissent souvent (pas toujours) par vous emporter. Le mieux, c'est d'écouter White Winter Hymnal (alors là, pas de concession: c'est à fond ou rien), après c'est vous qui voyez !
- Vampire Weekend (New York):
http://www.myspace.com/vampireweekend
http://www.vampireweekend.com/
Ce jeune groupe qui fait un carton ici a attiré mon attention en juin dernier, encore une fois en raison de la place faite à la rythmique, fortement influencée par la musique traditionnelle d'Afrique Occidentale. Cela donne une couleur très particulière à un album pop-rock qui, sans cette touche exotique accompagnée de très bons arrangements, serait finalement des plus classiques. Un peu déçu par la prestation sur scène, assez plate (sans les arrangements ça le fait moins)... et puis les gars ont une touche "major de promo à Harvard" un peu en décalage avec la musique, bref ça tourne un peu au groupe à minettes tout ça. N'empêche que leur premier album est vraiment pas mal !
- Dr. Dog (Philadelphie):
http://www.myspace.com/drdog
http://www.drdogmusic.com/
Incontestablement les boss de la journée, bien que pourtant pas en haut de l'affiche. Phénoménal sur scène, des voix à la hauteur de ce qui ressort des albums, une énergie contagieuse, et un gros son, absolument incroyable compte tenu des conditions (la scène était en plein vent). Juste l'impression d'être au bon endroit au bon moment avec une musique en parfaite harmonie avec le lieu. Un style assez difficile a définir, les gars revendiquent le son Lo-Fi et enregistrent avec des techniques des seventies. Et pourtant le résultat est loin d'une simple copie des groupes de cette époque si prolifique pour le rock. Les voix et les chœurs ne gâchent rien a la qualité de l'interprétation instrumentale. A écouter: beaucoup de choses. Pour commencer, The Breeze, Hang on, The Old Days, The rabbit, the bat and the reindeer, The ark, My old ways, Worst trip, From... Et puis pour avoir une idée plus précise de ce son Lo-Fi: Mystery to me, Say Ahhh, I hope there's love (Là ça prend une tournure carrément psychédélique). Bref un bon, très bon groupe qui mérite un peu d'attention !
Si le rock alternatif vous intéresse, je ne peux que vous recommander le site http://www.emusic.com/. Jusqu'à présent, je n'avais jamais envisage le téléchargement payant comme un moyen agréable et efficace de découvrir de nouveaux artistes et de nouveaux styles. D'une part à cause du prix, quasi-identique à celui des disques (pourquoi se passer dans ce cas d'un support avec un joli livret ?) et d'autre part à cause de la pauvreté de l'offre, les artistes indépendants du genre 'non labellisés France Inter' (pour faire court) n'y étant que très peu représentés. Avec emusic, c'est à peu près la démarche inverse. Vous ne trouverez pas les plus gros vendeurs de disques. En revanche, on vous propose une sélection personnalisée que vous serez susceptible d'apprécier en fonction de vos goûts musicaux. A partir de là, vous découvrez des morceaux et des artistes dont, bien sur, vous ne soupçonniez pas l'existence, et vous commencez a vous demander pourquoi vous vous êtes contenté pendant si longtemps des "Plus grands succès de la Bande a Basile par la Starac", ou "Patrick Bruel chante Carlos" (paix à son âme). Et le prix reste très raisonnable; parmi plusieurs formules d'abonnement (sans engagement de durée), vous pouvez par exemple choisir 30 téléchargements par mois pour $11.99 (soit 9 euros... mais je ne sais pas combien ça coûte en France). Soit en gros deux albums pour le prix d'un demi en magasin. C'est tout pour aujourd'hui !
jeudi 11 septembre 2008
Rose Cochon passe le permis de conduire (Marie)
Comme nous séjournons en Californie plus de 3 mois, nous avons du passer le permis de conduire américain, et ce même si nous avions pris la peine, avant notre départ, de demander des permis internationaux. Pour cela la procédure est assez simple, il faut prendre un rendez-vous par internet au DMV (Department of Motor Vehicles). Le DMV s’occupe de beaucoup de formalités autour de la voiture, un peu comme nos préfectures : les deux étapes du permis (code et conduite), l’échange d'un permis issu d’un autre état, le renouvellement (après un test de vision, en général) puisque le permis n’est valable que quelques années, l’enregistrement d’une nouvelle voiture ou la déclaration de la vente d’un véhicule. On peut prendre le risque d'y aller sans rendez-vous, mais il y a toujours beaucoup de monde et dans ce cas l’attente est très longue.
En ce qui me concerne, j’obtiens donc un rendez-vous (avec un délai de 10 jours), un jeudi après midi, afin de déposer mon dossier de candidature et de passer la partie théorique du permis.
Pour me préparer, je suis déjà passée au DMV quelques jours auparavant, afin de récupérer le (plutôt misérable) livret d'apprentissage du code, imprimé sur « papier PQ » comme disent certaines personnes… Et oui en Californie on est très « green ».
Le jour J j’arrive donc au DMV. C’est une immense salle pleine de gens, et c'est un peu l'usine. Une partie avec des comptoirs où les agents remplissent les dossiers, prennent les photos et corrigent les tests à la chaîne. Une autre partie avec des isoloirs où les candidats passent le code. Je prends place dans la file d’attente des gens qui ont un rendez-vous, et en effet elle est beaucoup plus courte que l’autre. On me remet un ticket avec un numéro. Il y a des chaises pour patienter, et des écrans sur lesquels défilent les numéros des dossiers en cours de traitement. Les 45 minutes d’attente me permettent d’observer les gens et de discuter un peu. Une petite dame me raconte qu’elle travaille encore à 80 ans, tandis qu'un un jeune homme est en communication sur son portable avec le tribunal pour savoir quand son jugement sera rendu.
La procédure inclut un test de vision, avec les 2 yeux puis avec chaque œil séparément. Pour cela, des panneaux avec plusieurs lignes de lettres sont affichés au-dessus des bureaux. Au total, il y a seulement 6 ou 7 combinaisons différentes (de 5 ou 6 caractères chacune); assez faciles à apprendre par cœur pendant les temps d'attente, donc, quand on arrive à les lire avec les deux yeux mais qu'on craint une mauvaise note avec un seul (demandez-donc à Seb). Un vieux monsieur passe ce test près de l’endroit où j’attends (encore); l’officier lui demande de lire la première ligne avec les 2 yeux. Il n’y arrive pas, l’officier lui demande donc de lire une seconde ligne, une troisième… toujours pas… L’officier lui demande finalement quelle ligne il peut lire, le monsieur lit donc la dernière ligne, celle avec des lettres énormes ! Verdict : il doit aller voir un médecin et se faire prescrire des lunettes avant de pouvoir obtenir le renouvellement de son permis. C’est fou que cet homme ne se soit pas rendu compte qu’il n’y voyait presque plus rien…
C'est enfin mon tour, une jeune femme entre mes informations dans le système, me fait passer le test de vision et payer 28 dollars pour les frais (incluant trois tentatives à l'examen théorique et une tentative au test pratique !) Dix minutes plus tard me voilà dans la file d’attente (très courte) pour me faire prendre en photo. Puis les choses sérieuses commencent: c’est le moment de passer le code.
Je demande le questionnaire en français, puisqu'on y a droit, ce qui nécessite un effort surhumain de la part de l’employé, qui va le chercher au fond d’un tiroir alors que les versions anglaise, espagnole, et chinoise sont a portée de main sur son bureau… Le test est composé de 2 parties, l'une portant sur les panneaux et la signalisation, l'autre sur les règles de circulation. Après correction (à la main... pas de boîtier électronique ici, candidat et examinateur planchent avec papier et crayon), je réussis finalement le test. Bizarrement, l’employé me rend mon questionnaire corrigé, ce qui a bien servi à Seb, qui s'est entraîné avec, et qui a passé exactement le même test quelques jours plus tard ! A croire qu’ils n’ont qu'une seule version en français.
Il ne me reste plus qu’à prendre rendez-vous pour l'examen pratique, cette fois avec un délai de 3 semaines. Pour la conduite, il faut fournir son propre véhicule, et comme les cours en auto-école ne sont pas obligatoires, je loue une voiture avec mon permis français. Contrairement à la France, pas besoin de voiture à double commande. Aucun passager n'est accepté, cela se fait exclusivement en tête-à-tête avec l'inspecteur. Après avoir vérifié que je sais où sont les phares, les clignotants, les essuie-glaces, et que tout fonctionne normalement, l’inspectrice me demande de lui montrer les "signaux avec le bras". Oops, j’ai une vague idée de ce qu’elle entend par-là, mais je ne m’en rappelle guère. Ces signaux sont «importants» au cas où ni les clignotants, ni les feux de stop ne fonctionneraient.
Bref, ça commence mal. Je démarre enfin, et il me faut alors réaliser une marche arrière en ligne droite: ce sera la seule manœuvre demandée. Après 20 minutes de conduite dans le quartier, l’inspectrice me dit que je n’ai pas passé le test car je n’ai pas roulé dans la piste cyclable pour tourner à droite, et que j’ai coupé la route à quelqu’un en changeant de voie devant lui, alors que cette voiture avait déboîté sans clignotant et que, par conséquent, je n’avais pu anticiper sa manœuvre. Je me rends compte qu'essayer de discuter ne mène a rien, et je reprends donc rendrez-vous pour 3 semaines plus tard... et bien sur je repars tranquillement au volant de ma voiture de location. La deuxième tentative fut la bonne, heureusement, et nous venons juste de recevoir les fameuses cartes qui nous permettent définitivement de conduire en Californie ! Toujours pas de voiture personnelle, mais le système Zipcar nous convient bien jusqu'à présent.
mercredi 20 août 2008
Le journal du mois d'août (Seb)
Et nous voila déjà au mois d'août ! Ca fait un peu bizarre de ne pas être en vacances à cette période, en y réfléchissant bien, je n'ai jamais travaillé pendant la première quinzaine du mois d'août (en dehors de mon premier petit stage en labo en 2002...) C'est normalement l'époque des repas en plein air en famille ou entre amis, des randos et des voyages, et avec ce décalage horaire j'avais vraiment peine à croire il y a deux semaines que, pendant que je bidouillais mes ADN l'après-midi à ma paillasse, les fêtes de Bayonne battaient leur plein au milieu de la nuit. Egalement au calendrier, la fanfare de Barbey qui passait la semaine à Auberive pour la deuxième édition du stage musical auquel j'ai participe l'année dernière. J'avoue avoir ressenti une certaine nostalgie à ce sujet, tant j'avais apprécié cette semaine dédiée à la musique (avec fiesta tous les soirs, souvent jusqu'au bout de la nuit)... Allez, n'y pensons plus.
Si c'est toujours plus ou moins l'été à Palo Alto et sur le campus de Stanford (soleil et chaleur tous les jours, pas la moindre goutte de pluie depuis notre arrivée), c'est un peu plus mitigé sur San Francisco actuellement. Le brouillard est plus souvent présent ces temps-ci, mais il parait que c'est toujours plus ou moins le cas en juillet-août ("L'hiver le plus froid que j'ai connu est un été à San Francisco", comme disait Mark Twain... sacré Marco, toujours le mot pour rire). Nous avons même eu droit à une petite averse il y a quelques jours ! Oh pas grand chose, un pipi de chat, même pas de quoi rincer les vélos qui commencent a être bien poussiéreux. N'oublions pas que les habitants de la City sont des originaux, c'est donc en toute logique que l'été, traditionnellement, est plutôt attendu pour septembre-octobre.
Heureusement, avec nos permis Californiens, il nous est désormais plus aisé de sortir de la ville quand nous ressentons le besoin de nous aérer ou tout simplement de faire quelques kilomètres afin de retrouver soleil et douceur. Nous n'avons pas encore acheté de voiture, mais nous testons un système de partage nommé Zipcar. Il s'agit d'un parc de véhicules de toutes sortes qu'il est possible de louer, à l'heure pour aller faire les courses, ou à la journée pour faire du tourisme. La grosse différence avec des agences de location 'classiques' réside dans le fait que des voitures sont garées un peu partout dans la ville. On réserve une voiture sur internet pour un créneau horaire donné, et hop, on se rend au dit véhicule, on le déverrouille avec sa carte de membre, on démarre l'engin avec la clé qui se trouve a l'intérieur, et si besoin on fait le plein avec la carte également à disposition, car l'essence est comprise dans le prix. Tout cela a un coût, bien sur, mais nous n'avons pas besoin de voiture pour aller travailler, donc rapporté a un budget automobile annuel, le système pourrait bien s'avérer assez économique. Il faut faire le calcul et voir si c'est pratique a l'usage...
Notre première sortie a bord d'une Zipcar avait pour destination le Mont Tamalpais, au Nord de San Francisco (784 mètres... à moins que ce ne soient des feet... bref, pas si ridicule au bord de l'océan !), point culminant local qui offre une vue panoramique sur le Pacifique, San Francisco et toute la baie. C'était une sortie montagne à l'américaine, avec parking d'altitude et promenade aménagée pour atteindre le sommet en moins de 30 min de marche, sans remettre en question la grasse matinée dominicale. Le brouillard couvrait une partie du paysage, mais il faisait beau et chaud, et la vue valait tout de même le déplacement. Voyez plutôt...
...
Récemment, nous avons aussi profité du San Francisco Sail Festival pour visiter quelques grands voiliers venus parader dans la baie. Et comme Marie a fait du bénévolat pendant deux jours sur cet évènement, c'était gratuit pour nous deux ! Nous avions juste prévu de faire un petit tour, mais finalement il y avait beaucoup a voir, entre voiliers mythiques (notamment le Balclutha et une replique de la Nina de Christophe Colomb), navires militaires et sous-marin de la seconde guerre mondiale. Vraiment très chouette.
"allez dépêche, y'a des gens qui attendent !"
...
Au retour, petit crochet par la rive ouest de la baie en rentrant à la maison. Dogpatch, notre quartier, c'est un ancien secteur industriel récemment réhabilité, dans lequel les anciens hangars des docks ont été transformés en ateliers de designers. Ici, les maisons victoriennes sont un peu moins nombreuses que dans les autres quartiers, le stade des Giants n'est pas bien loin, et de grosses grues surplombent le tout avec des airs de dinosaures imperturbables. Au milieu de ce décor un peu décousu, découverte ce soir-là d'une promenade au bord de l'eau, à deux pas de notre Home Sweet Home, plutôt sympathique avec la lumière rasante du couchant.
Un samedi soir dans Dogpatch
...
Le week-end dernier, nouvelle escapade en Zipcar, et-pas-n'importe-quoi-s'il-vous-plait car nous avions un anniversaire a fêter ! C'est donc cheveux au vent que nous avons roulé en direction de Santa Cruz ce dimanche. Histoire de fuire le brouillard de San Francisco... Bon, ok, il faisait beau en ville quand nous sommes partis, et le brouillard était justement sur Santa Cruz ce matin-là... Heureusement cela n'a pas duré et nous avons eu une journée magnifique pour profiter de la plage et de la fête foraine permanente qui la borde. En amateurs inconditionnels de montagnes russes, c'est sans aucune hésitation que nous sommes allés digérer notre pique-nique à bord du Giant Dipper, un roller-coaster en bois construit dans les années 1920, désormais classé monument historique.
Santa Cruz
Gang de pélicans bruns de Californie en train de comploter...
Je l'aurais bien gardée un peu plus longtemps, cette petite voiture...
C'est tout pour aujourd'hui !
Toujours plus de photos sur l'album en cliquant ici - A bientôt !
vendredi 18 juillet 2008
Où en étais-je ? Ah oui... (seb)
Wooops ! Le moins de juin est passé bien vite, juillet sera a priori tout aussi intense, il est donc grand temps de procéder à une petite mise à jour...
Tout d'abord, j'ai planché assez longuement sur la mise en place d'un album photo en ligne (pas encore tout à fait a jour non plus), que vous pouvez désormais consulter à l'adresse qui suit:
http://picasaweb.google.com/seb.poulain/
Vous y retrouverez les photos publiées ici, et beaucoup d'autres prises au cours de nos balades et visites.
Les journées ont été bien remplies au labo ces temps-ci, et les soirées aussi, entre apprentissage du code de la route et formations obligatoires que j'ai du suivre à Stanford: sécurité au laboratoire, protection des informations, manipulations de matières radioactives... Il y a toujours un quiz à la fin de la formation qui nécessite de potasser un minimum. C'est plus ou moins complexe suivant qu'il s'agit de self-training (formations en ligne devant l'ordinateur, assez simples) ou de "vrais cours" dispensés par des enseignants (là, il faut bûcher pour obtenir sa certification !) J'ai maintenant validé tout cela, et a priori j'en ai terminé avec toutes ces formalités qui ont sensiblement ralenti le démarrage de mes expériences au laboratoire. Déjà deux mois que j'ai commencé, je ferai un premier bilan sur la vie du labo dans un prochain message, de façon à ce que ce blog ne se réduise pas à un simple guide touristique du coin !
Concernant le permis de conduire, tout est réglé maintenant, nous avons passé les examens avec succès et nous n'attendons plus que de recevoir nos cartes définitives. Nous allons maintenant pouvoir envisager l'achat d'une voiture ! Le thème du permis de conduire mériterait à lui seul un article complet tant le système est différent de celui que nous avons connu (et qui nous a fait souffrir) en France. Il n'est pas impossible que Marie vous parle plus longuement de cela dans quelques temps.
Pour rester bref aujourd'hui, ça va toujours bien et le temps libre passe très vite, entre poursuite des démarches, aménagement de notre chez-nous (plus que les murs à décorer), sorties diverses, et projets de visites familiales qui nous projettent déjà en 2009. Et Marie a bien progressé de son coté puisqu'elle donne des cours de Français depuis fin juin !
Passons maintenant au résumé de nos derniers week-ends: toujours beaucoup d'activité dans la ville en cette période estivale, donc rendez-vous sur l'album photo pour plus de détails en image.
Dimanche 6 juillet: Stern Grove Festival
De mi-juin a mi-août, le parc de Stern Grove accueille une série de concerts chaque dimanche après-midi, sous forme d'un festival "intermittent". Chaque semaine donc, c'est un style musical particulier qui est à l'honneur. Au programme ce dimanche: Allen Toussaint et autres jazzmen de la Nouvelle-Orléans. Stern Grove n'est pas ce qu'on pourrait appeler un jardin public, c'est un parc dans la ville, certes, mais le site est très profond, et la végétation y est très dense, ce qui donne presque l'impression d'être au cœur d'une forêt de séquoias. Pique-nique et ambiance familiale très sympathiques en compagnie de Noam et ses amis. Les deux heures de vélo requises pour faire l'aller-retour de l'autre coté de la ville en valaient la peine.
Pique-nique géant accompagné de jazz de la Nouvelle-Orléans---
Vendredi 4 juillet: Fête nationale
Jour férié, mais matinée au labo pour moi car expérience en cours. Je pensais être seul au travail, mais en fait rien d'héroïque puisque de nombreux post-docs du département étaient également au boulot ce jour-là, d'ailleurs j'ai même croisé mon boss...
Retour à San Francisco l'après-midi pour retrouver Gail et Craig, rencontrés quelques semaines plus tôt. Fin de journée à la plage de Marina en attendant le traditionnel feu d'artifice, très original pour le coup avec, comme thème imposé de dernière minute, le flou artistique. Le brouillard ambiant y était pour beaucoup, je n'avais jamais observe un feu d'artifice aussi, comment dire... approximativement. Excellente soirée, mais pas d'appareil photo, donc ce n'est pas encore cette fois que vous nous verrez en compagnie de Gail et Craig. J'ai bien pensé à un croquis pour vous planter le décor, mais je ne suis pas très convaincu du résultat. Il faut dire que je n'avais pas mes crayons de couleur.
---
Dimanche 29 juin: Pride Parade
Week-end incontournable en Juin à San Francisco, particulièrement attendu et fréquenté cette année suite à la légalisation du mariage gay en Californie. De nombreux couples ont profité de l'occasion pour officialiser leur union durant ces deux jours. Le joyeux défilé était à la hauteur de nos attentes, entre banderoles revendicatrices et frivoles déambulations.
... Quelque soit la forme, un week-end de revendication avant tout !
---
Samedi 28 juin: Beach Fire and BBQ
Nouvelle expérience avec Urban Diversion: le feu de camp sur la plage avec dîner hawaiien et brochettes de Marshmallows. Comme souvent sur le versant océanique de la City, le brouillard et le vent étaient au rendez-vous ce soir là, alors forcément l'ambiance hawaiienne en a un peu souffert, et on se serait plutôt vu engloutir une raclette ou une fondue pour se réchauffer. Petits détails amusants: 1) il faut réserver l'emplacement à l'avance pour être autorisé a faire un feu sur le sable; 2) Alcool interdit sur la plage sous peine de se faire virer par les Rangers du site; 3) Pas besoin de bois, les supermarchés vendent des bûches en palettes, et notamment des bûches qui génèrent des flammes colorées en brûlant: vert, bleu, rouge... Je sais pas si c'est moi, mais à la vue de ces couleurs, il m'a semblé que mes Marshmallows avaient un petit arrière-goût de white spirit... sans doute le fruit de mon imagination ?
Il fait frisquet sur Ocean Beach
---
Samedi 21 juin: Sacramento, Davis et Ikea
Nous n'avions pas encore le permis de conduire américain, mais paradoxalement il nous était légalement autorisé de louer une voiture avec notre permis français. C'est donc ce que nous avons fait le week-end du 21 juin, histoire de tester une boite de vitesse automatique et de sortir un peu de San Francisco. Nous avons joint l'utile à l'agréable en allant d'abord visiter Sacramento, la capitale de l'Etat, puis en nous arrêtant chez Ikea sur la route du retour, afin de nous procurer l'équipement qui nous faisait défaut pour achever l'aménagement de notre chambre. Au passage, petit crochet par Davis pour rencontrer Marieka, une "student exchange" qui a séjourné a Oloron chez les parents de Marie alors qu'elle était dans l'Ohio pour un an également. Excellent accueil, parfait repas familial made in US avec barbecue, burgers maison, salade de pommes de terre, gros pots de glace et brochettes de fruits... mmm !

A Sacramento se trouvait le terminus de la ligne ferroviaire transcontinentale. Les bateaux a vapeur prenaient donc le relais du train pour assurer la liaison avec San Francisco. Il paraît que la tour en verre n'est pas d'époque.
Il n'est pas rare de croiser Calamity Jane dans les environs
Sacramento, son capitole, et... euh, en fait c'est a peu près tout.Jeudi 19 juin: Picnic and Movie under the Sky
Nous avons assisté ce soir là à la seconde édition de la saison des séances de cinéma en plein air au Mission Dolores Park, un autre moyen de décompresser un peu en semaine à l'occasion d'une soirée pique-nique avec projection d'un film fantastique des années 50 plutôt marrant, grâce à des effets spéciaux à peu près aussi ambitieux que dans " Le Gendarme et les Extraterrestres", mais avec un budget moindre. Une bonne soirée pour amorcer la fin de la semaine, donc, et une température plutôt clémente pour un évènement nocturne à San Francisco: il devait bien faire dans les 16°C. un vrai sauna, quoi.
Ambiance très conviviale dans le Dolores Park
Un cake jambon-olives, un gâteau aux pommes, et hop, vous faites sensation ! Il suffit de faire quelque chose avec ses mains pour être considéré bon cuisinier, ça fait drôle...
---
Samedi 14 et dimanche 15 juin: North Beach Festival
North Beach, c'est plus ou moins le quartier italien de San Francisco, un endroit très sympa plein de cafés et de petits restos, qui était particulièrement animé tout au long de l'Euro 2008. Si si, certains Américains s'intéressent au 'soccer' et considèrent que notre football n'est pas qu'un sport de nanas. Le North Beach Festival est une grande foire avec stands et concerts. Pendant deux jours, la culture italienne est a l'honneur: musique folklorique, démonstrations de pizzaiolos, peinture sur asphalte... Le temps magnifique n'a encore une fois rien gâché des festivités.
Green Street, en attendant le concert
Douce ambiance Revival Swing avec"Steve Lucky and the Rhumba Bums feat. Miss Carmen Getit"
Peinture sur sol sur Vallejo Streetmardi 1 juillet 2008
Rose Cochon se déplace à San Francisco (Marie)
Le réseau de transport en commun est plutôt bien développé. Il existe plusieurs type de transports publics :
- Le Caltrain, qui circule à l'ouest et au sud de la baie, et qui dessert ainsi toute la Silicon Valley. Seb le prend tous les jours et peut mettre son vélo dedans, pour se déplacer ensuite plus facilement sur le campus de Stanford. En bon "commuter" (celui qui vit à SF et travaille dans la Valley, ou l'inverse), il a tout loisir de se la péter en tapotant sur son ordinateur portable avec son iPod dans les oreilles et son casque de vélo sur la tête;

- Enfin, il y a le MUNI. C’est un réseau de bus et de tramway très pratique qui quadrille le centre ville. Ce réseau est très utile et très bon marché, et ne présente qu’un seul (gros) inconvénient : il faut avoir la monnaie exacte pour acheter son ticket à bord, ce qui n’est pas toujours évident.
Donc, maintenant que vous avez lu ces lignes, vous vous dites c’est facile, on pourra prendre le MUNI pour se déplacer pas cher en ville. En fait, pour aider les voyageurs, il y a même des panneaux électroniques qui donnent le temps d’attente pour les 2 prochains bus ou trams. C’est encore plus pratique, sauf que… Prenons un exemple : parfois on nous annonce 3 minutes puis 17 minutes. Et donc on commence à attendre ; mais voilà que le bus prévu dans 3 minutes disparaît de l’écran et celui attendu 14 minutes plus tard est maintenant à 20 minutes ! Ce cycle infernal peut bien sur se reproduire a plusieurs reprises au cours d’un même trajet. Il ne s’agit pas de simples retards, des véhicules semblent bel et bien disparaître ! Cette situation arrivant régulièrement, nous en avons conclu qu’il devait sûrement y avoir un trou, quelque part dans San Francisco, qui engloutit quelques bus de temps en temps. C’est l’explication la plus logique. Non ?

En attendant le MUNI sur Third Street
dimanche 8 juin 2008
Ball game et Haight Street Fair (Seb)
Notre immersion dans la vie américaine s'est poursuivie cette semaine par une expérience culturelle incontournable: assister à un match de baseball. Mardi soir, les Giants de San Francisco affrontaient les Mets de New York, et nous avons pu trouver des places à bon prix. Nous avons donc décidé de nous rendre au AT&T Park, fief des Giants, le stade étant situé à une dizaine de minutes de tram de l'appartement. Je précise que je n'ai jamais mis les pieds dans un stade en France, et que nous sommes partis avec une très vague idée des règles du jeu et de la durée moyenne d'un match... Celui-ci a finalement duré environ 3 heures !
Les Giants ne sont pas en grande forme ces temps-ci, et confirment la tendance en s'inclinant 6 à 9 contre les Mets
Si si, nous sommes bien le 3 juin en Californie. Et les gants, écharpes, bonnets et polaires sont vraiment de rigueur pour rester trois heures en soirée dans un stade à San Francisco !
---
Aujourd'hui, nouvelle destination dans notre découverte progressive de la City: le quartier de Haight-Ashbury, berceau du mouvement hippie dans les années 60, qui garde encore quelques traces de cette époque. Les hippies qui avaient la vingtaine à l'époque ont maintenant la soixantaine, mais on croise encore régulièrement quelques irréductibles, avec cheveux longs et vêtements psychédéliques, qui semblent être plus ou moins restés en standby depuis leur dernier bad trip sous acide. Aujourd'hui avait lieu le Haight Street Fair, grande foire de rue dans Haight Street. C'était l'occasion pour nous de rencontrer de nouveaux membres du club Urban Diversion (même si nous nous sommes rapidement éparpillés dans la foule, bien malgré nous), de voir divers groupes californiens sur scène dans des styles très différents (rap, metal, country-rock et musique électronique), et de goûter quelques gourmandises incontournables.
En chemin, jolie vue de la ville depuis Alamo Square
Fantaisie et excentricités à tous les coins de rue - Outre les vestiges de l'époque hippie, Haight-Ashbury a la réputation d'un havre de tolérance et d'un lieu privilégié d'émergence de courants divers
Une paire de jambes a été dissimulée dans cette image. Sauras-tu la retrouver ?
Trois options ici pour l'achat de popcorn: en sachet, en oreiller, ou en polochon
J'ai finalement opté pour le traditionnel épi de maïs grillé badigeonné de beurre à l'ail... yummy !






