Et nous voila déjà au mois d'août ! Ca fait un peu bizarre de ne pas être en vacances à cette période, en y réfléchissant bien, je n'ai jamais travaillé pendant la première quinzaine du mois d'août (en dehors de mon premier petit stage en labo en 2002...) C'est normalement l'époque des repas en plein air en famille ou entre amis, des randos et des voyages, et avec ce décalage horaire j'avais vraiment peine à croire il y a deux semaines que, pendant que je bidouillais mes ADN l'après-midi à ma paillasse, les fêtes de Bayonne battaient leur plein au milieu de la nuit. Egalement au calendrier, la fanfare de Barbey qui passait la semaine à Auberive pour la deuxième édition du stage musical auquel j'ai participe l'année dernière. J'avoue avoir ressenti une certaine nostalgie à ce sujet, tant j'avais apprécié cette semaine dédiée à la musique (avec fiesta tous les soirs, souvent jusqu'au bout de la nuit)... Allez, n'y pensons plus.
Si c'est toujours plus ou moins l'été à Palo Alto et sur le campus de Stanford (soleil et chaleur tous les jours, pas la moindre goutte de pluie depuis notre arrivée), c'est un peu plus mitigé sur San Francisco actuellement. Le brouillard est plus souvent présent ces temps-ci, mais il parait que c'est toujours plus ou moins le cas en juillet-août ("L'hiver le plus froid que j'ai connu est un été à San Francisco", comme disait Mark Twain... sacré Marco, toujours le mot pour rire). Nous avons même eu droit à une petite averse il y a quelques jours ! Oh pas grand chose, un pipi de chat, même pas de quoi rincer les vélos qui commencent a être bien poussiéreux. N'oublions pas que les habitants de la City sont des originaux, c'est donc en toute logique que l'été, traditionnellement, est plutôt attendu pour septembre-octobre.
Heureusement, avec nos permis Californiens, il nous est désormais plus aisé de sortir de la ville quand nous ressentons le besoin de nous aérer ou tout simplement de faire quelques kilomètres afin de retrouver soleil et douceur. Nous n'avons pas encore acheté de voiture, mais nous testons un système de partage nommé Zipcar. Il s'agit d'un parc de véhicules de toutes sortes qu'il est possible de louer, à l'heure pour aller faire les courses, ou à la journée pour faire du tourisme. La grosse différence avec des agences de location 'classiques' réside dans le fait que des voitures sont garées un peu partout dans la ville. On réserve une voiture sur internet pour un créneau horaire donné, et hop, on se rend au dit véhicule, on le déverrouille avec sa carte de membre, on démarre l'engin avec la clé qui se trouve a l'intérieur, et si besoin on fait le plein avec la carte également à disposition, car l'essence est comprise dans le prix. Tout cela a un coût, bien sur, mais nous n'avons pas besoin de voiture pour aller travailler, donc rapporté a un budget automobile annuel, le système pourrait bien s'avérer assez économique. Il faut faire le calcul et voir si c'est pratique a l'usage...
Notre première sortie a bord d'une Zipcar avait pour destination le Mont Tamalpais, au Nord de San Francisco (784 mètres... à moins que ce ne soient des feet... bref, pas si ridicule au bord de l'océan !), point culminant local qui offre une vue panoramique sur le Pacifique, San Francisco et toute la baie. C'était une sortie montagne à l'américaine, avec parking d'altitude et promenade aménagée pour atteindre le sommet en moins de 30 min de marche, sans remettre en question la grasse matinée dominicale. Le brouillard couvrait une partie du paysage, mais il faisait beau et chaud, et la vue valait tout de même le déplacement. Voyez plutôt...
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Récemment, nous avons aussi profité du San Francisco Sail Festival pour visiter quelques grands voiliers venus parader dans la baie. Et comme Marie a fait du bénévolat pendant deux jours sur cet évènement, c'était gratuit pour nous deux ! Nous avions juste prévu de faire un petit tour, mais finalement il y avait beaucoup a voir, entre voiliers mythiques (notamment le Balclutha et une replique de la Nina de Christophe Colomb), navires militaires et sous-marin de la seconde guerre mondiale. Vraiment très chouette.
"allez dépêche, y'a des gens qui attendent !"
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Au retour, petit crochet par la rive ouest de la baie en rentrant à la maison. Dogpatch, notre quartier, c'est un ancien secteur industriel récemment réhabilité, dans lequel les anciens hangars des docks ont été transformés en ateliers de designers. Ici, les maisons victoriennes sont un peu moins nombreuses que dans les autres quartiers, le stade des Giants n'est pas bien loin, et de grosses grues surplombent le tout avec des airs de dinosaures imperturbables. Au milieu de ce décor un peu décousu, découverte ce soir-là d'une promenade au bord de l'eau, à deux pas de notre Home Sweet Home, plutôt sympathique avec la lumière rasante du couchant.
Un samedi soir dans Dogpatch
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Le week-end dernier, nouvelle escapade en Zipcar, et-pas-n'importe-quoi-s'il-vous-plait car nous avions un anniversaire a fêter ! C'est donc cheveux au vent que nous avons roulé en direction de Santa Cruz ce dimanche. Histoire de fuire le brouillard de San Francisco... Bon, ok, il faisait beau en ville quand nous sommes partis, et le brouillard était justement sur Santa Cruz ce matin-là... Heureusement cela n'a pas duré et nous avons eu une journée magnifique pour profiter de la plage et de la fête foraine permanente qui la borde. En amateurs inconditionnels de montagnes russes, c'est sans aucune hésitation que nous sommes allés digérer notre pique-nique à bord du Giant Dipper, un roller-coaster en bois construit dans les années 1920, désormais classé monument historique.
Santa Cruz
Gang de pélicans bruns de Californie en train de comploter...
Je l'aurais bien gardée un peu plus longtemps, cette petite voiture...
C'est tout pour aujourd'hui !
Toujours plus de photos sur l'album en cliquant ici - A bientôt !
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